Non, on n’est pas tous autistes.
Et non, ce n’est pas une phrase innocente.
C’est une manière de minimiser un vécu réel, une manière de transformer une réalité complexe en slogan confortable pour ceux qui n’en portent aucune conséquence.
Ce titre remet les mots à leur place.
Il parle de la différence comme d’un monde entier, pas d’un adjectif bricolé pour arrondir les angles d’une conversation.
Il rappelle que l’autisme n’est pas une humeur passagère, un trait de caractère amusant ou un effet de mode, mais une manière d’exister, de penser, de percevoir, qui ne se résume jamais à un “un peu”.
Le texte est direct, ironique, parfois mordant.
Il refuse les approximations et les raccourcis.
Il remet de la précision là où la société préfère les formules faciles.
Et il défend le droit d’être autiste sans être dilué dans un “nous” fictif qui n’existe que pour éviter de se remettre en question.
Un morceau engagé, honnête et sans décoration inutile.
Une réponse artistique à une phrase qui a trop circulé et qui mérite d’être déconstruite.
Un rappel simple : la différence n’est pas un accessoire. Elle mérite qu’on la nomme juste.
